Des histoires et des femmes

Le 12 Juillet 2018, au Pop up Lab sur Saint-Denis, j’animais un cercle de parole sur le thème du féminin et l’environnement avec le Réseau des femmes en environnement.

Le groupe intergénérationnel était composé de cinq femmes en provenance de milieux professionnels variés, liés à l’environnement directement ou indirectement.

Descriptif:
Tout a commencé par une petite introduction brise-glace. Les participantes ont partagé les raisons qui, en cette belle journée d’été, les ont amenés à participer à cette activité :  curiosité, intérêt quant à découvrir d’autres approches de partage et l’impulsion de renouveler l’expérience. En effet, l’une des participantes connaissait déjà bien mes ateliers.
Le groupe intergénérationnel était composé de cinq femmes en provenance de milieux professionnels variés, liés à l’environnement directement ou indirectement.

France Levert

 

Les partages:

Suite à ça ont débuté les partages qui étaient dans un premier temps les récits des parcours professionnels. Si parfois l’enchainement des expériences peut sembler au commencement déconnecté de la question environnementale, au fil du temps et des surprises de la vie, les engagements professionnels peuvent se transformer en une démarche en lien direct avec les valeurs environnementales présentent souvent depuis l’enfance.Photo 10152921890184645
Ces valeurs sont l’expression d’une identité, faite d’une part d’innée, mais aussi d’acquis au travers l’héritage culturel, l’éducation, la formation académique, les expériences en nature, ou encore le choc d’être le témoin impuissant de désastres écologiques.

Que faire, face à la dégradation des écosystèmes aquatiques et terrestres, la prolifération de maladies, mais aussi de notre grande vulnérabilité et dépendance quant aux équilibres des écosystèmes?Selma _

Pour les participantes, l’optimisme est le point de convergence fondamentale qui les unit. Et c’est dans la création, le lien, le faire et l’action que ces dames trouvent la nourriture pour alimenter inlassablement leur confiance en l’avenir. Si parfois les engagements ont un gout absurde de bataille pour le collectif, il est doux de constater qu’avec résilience et endurance il émerge parfois des surprises merveilleuses qui irriguent la foi en demain.

 

Que peuvent apporter les cercles de paroles ?

Les cercles de paroles sur le féminin et l’environnement sont des espaces d’écoute profonde et de partage. Au travers les récits des autres on se rend compte de tout ce qui lie et unit. Chaque histoire de vie est singulière, sensible et à un moment donné s’entrecroise avec celle d’une autre, puis d’une autre, puis des autres. Dans le cadre d’un cercle de femmes, on pourrait parler de sororité.

SF

Pour avoir animé des espaces mixtes, on pourrait parler d’adelphie. Les dynamiques biens que distinctes se rejoignent sur plusieurs aspects.

Quelle est l’utilité de ces activités ? Que nous apportent- elles ? Pourquoi ? Quelles suites ? Quels résultats ? Quelles conséquences ?

Au fur et à mesure que j’anime des cercles, dans des contextes à chaque fois différents, je n’ai pas de réponses précises à ces questions. Ces espaces de paroles ont un impact variable à chaque fois.Kahina AbibsiEn effet, ce sont des opportunités de reconnaissance et de transmission, d’un savoir implicite, de l’expérience et de l’émotion.  De ces partages, émerge une connaissance nouvelle et intangible à laquelle seules les participantes ont accès.

L’un des effets notables est que ces espaces sont des occasions douces de mise en relation dans lesquelles en toute confiance et authenticité des connexions se font, que les participants se connaissent ou non. Autrement dit, c’est une opportunité de réseautage ou mieux encore, de développement de liens collaboratifs.

Les espaces où la parole est libérée dans le respect de tout en chacun peuvent aussi avoir une portée cathartique sur les conteurs. En effet, dans ces cercles est raconté ce que l’on a rarement l’occasion de partager.

Enfin ces cercles initiaux de paroles sont très vraisemblablement des ferments pour des espaces de rencontre plus larges et qui restent à définir. Car il est possible d’espérer que leurs effets mis bout à bout contribuent en profondeur à nourrir, renforcer et faire partager l’espoir de ceux et celles qui s’engagent pour le collectif responsable.

Merci aux participantes à ce cercle de paroles :

France Levert
France Lemieux
Selma Vorobief
Sandrine Francisco
Kahina Abibsi

Merci également à Caroline Voyer, directrice générale du réseau pour avoir permis l’activité.
Merci enfin à Stéfany Chevalier du Pop-up Lab pour la mise à disposition de l’espace.

 

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