Une Saint-Valentin Désirables

Désirables qu’est-ce que c’est ?

Une compagnie québécoise d’accessoires érotiques avec pour cœur vibrant l’éloge du plaisir, du bonheur, l’amour de soi, de l’autre et de l’environnement.

C’est Isabelle Deslauriers qui est à l’initiative de cette entreprise. Si pour certains, c’est une aventure audacieuse, pour elle, c’est un peu un alignement avec qui elle est.

Qui est Isabelle ?

I.DeslauriesIsabelle est née à Québec à la fin des années 80. Depuis ses premières lulus ( petites couettes de bébés),  elle souhaite devenir entrepreneuse. Il faut dire qu’elle est tombée dans la soupe, dès sa conception. Son père est un entrepreneur chevronné.

Après un baccalauréat en design industriel, elle s’oriente à HEC pour un certificat en démarrage d’entreprise. Isabelle est une fille comme les autres, ses amis, sa famille sont au centre de sa vie, son inspiration du quotidien. Elle aime la lecture, les bons fromages, le vin, faire des gâteaux, prendre soin d’elle et de son entourage, manger bio autant que possible et dévorer des livres.

Si elle a une fibre entrepreneuriale, sa voie n’est pas toute définie. Que faire ? Dans quelle branche ? Avec son père ? Hum… Créer sa propre en entreprise ? Oui, mais laquelle ?

Une idée Désirables

Un soir de pleine lune ou l’appel de l’amour est à son comble, tout change ! Ce soir-là, elle et son chum essayent un joujou érotique pour couple, de type dauphin vibrant en plastique avec ficelles communicantes. Le truc sent le plastique, et il faut une notice pour comprendre le fonctionnement. Elle pensait partager avec son chum, le moment le plus exaltant de leur sexualité, ils ont plutôt partagé le plus gros fou rire complice. Ce joujou était un vrai turn off.

De ce moment plus comique qu’érotique, émerge une intuition, un sentiment, une sensation à cette jeune femme de mi-vingtaine.

Elle décide alors de se renseigner sur l’industrie et réalise un travail universitaire sur l’éthique du designer dans l’industrie des jouets érotiques. Quels sont les différents produits, leurs compositions, leur provenance ? Elle apprend que la majorité des produits proviennent de Chine, que les options vibrantes sont à la longue, nuisibles pour les utilisateurs et que les produits sont souvent composés de PVC ( Plolychlorure de vinyle ) ou phtalates, qui sont des perturbateurs endocriniens nocifs. N’y a-t-il pas des normes de santé-sécurité qui protègent les consommateurs ? Il semble qu’il y est une célérité flasque quant à l’application de ces normes. Est-ce que c’est parce qu’il y a peu de consommateurs ? Non. Les consommateurs sont là, mais il est socialement admis de réclamer haut et fort des pommes bios, pas des dildos.

Isabelle se demande s’il n’y a pas un autre segment dans le marché de l’érotisme. Un marché de la connaissance de soi, de la sensualité et quelque chose qui soit respectueux des corps et l’environnement. Quelque chose invitant à la connexion et au partage. Bref quelque chose un peu plus en adéquation avec ses valeurs qui sont celle de l’amour du corps et de la terre.

IMG_1089Avec son expertise en design industrielle et tout son cœur, elle désigne le plus beau dildo made in Québec qu’il soit : Le Dalia. Fait de céramique et d’amour, ses formes sont arrondies et sensuelles. Qui le produit ? La céramiste Louise Bousquet, une artisane aux mains fertiles qui créée depuis plus de 40 ans maintenant des objets artisanaux en poterie dans la petite ville de Saint-Jean-Baptiste. Louise aime l’art, le beau, l’authentique. Alors quand Isabelle lui parle de son projet, c’est un peu comme un girls crush d’entrepreneuses. Pour les pierres de massage Adori, autre produit phare, c’est le céramiste Hugo Didier qui en assure la production. Hugo est l’entrepreneur chevronné et engagé à l’initiative de l’entreprise québécoise : Not Made in China .  Située à Montréal, et ses environs, la production en circuit court de ces écosjoujous, est en adéquation avec le modèle d’affaires que développe Isabelle.

Finalement, est-ce que sensualité, plaisir, joie, amour, connaissance du corps, respect de soi et de son environnement ça ne pourrait pas être la même chose ?

Tabou ou pas tabou ?

La sexualité est un sujet plutôt tabou et Isabelle s’en rend bien compte en démarrant son entreprise, quand elle cherche des investisseurs, ou des bourses en entrepreneuriat. Mais ça ce n’est que pour rendre son travail plus savoureux encore! Son défi, maintenir la ligne directrice pour que ses activités s’articulent autour du bien-être, l’amour de soi et des autres dans une conscience environnementale. Alors elle développe, et c’est sans facétie, un volet médical à son entreprise autour de la santé pelvienne des femmes notamment en périnatalité. C’est l’entreprise sœur Kaolii, présentement en développement, qui est dédiée à ce segment. Eh oui mesdames le Dalia peut être utilisé à des fins médicales! Et ça, c’est un ptit peu moins tabou.

Mais … ce n’est pas la Saint-Valentin bientôt ?

Hugo DiddierÀ la veille de la Saint-Valentin journée officielle, de l’amour, est-ce qu’il ne s’agit pas là d’une belle opportunité de gâter ou se gâter un peu? Le dildo Dalia qui est l’objet phare de Désirables a été nominé pour le meilleur jouet érotique de luxe en 2017 par XBIZ Awards.

Messieurs, pas de panique, ce joujou est un JOUJOU, pas un substitut.

Si vous êtes déjà full équipé, il y a une collection bien complète qui en vaut le détour composée; d’huiles organiques aux odeurs délicates, de masques sensuels, chandelles de massage, une gamme de kimonos de luxe dévoilés pour la Saint-Valentin, et encore bien d’autres petits accessoires green et coquins.

Joyeuse Saint-Valentin à toutes et tous.

© Photos : Désirables

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