Bénévoler pour le CRAPAUD

Cet été, j’ai été bénévole au CRAPAUD un collectif d’agriculture urbaine situé au coeur de l’Uqam. J’aimerais parler de cette expérience qui m’a permis d’apprendre à jardiner et à me sensibiliser à la beauté de l’agriculture urbaine!

 

BÉNÉVOLER, PARTAGER, APPRENDRE
Être bénévole au comité jardin du CRAPAUD, c’est être en équipe, partager et apprendre à tenter de comprendre la terre.

En soulevant un pot de fleur, nous apprenons que plus nombreux sont les vers de terre, plus heureux nous devons nous sentir. Oui, ce doit être une joie consciente ce constat, que la terre regorge d’éléments bienfaisants pour que ces anges gardiens sans aile, sans patte, batifolent, s’y multiplient et nourrissent les plantes de leur puissant engrais : leurs crottes. Alors, quand ils errent sur le bitume, nous jardiniers les saisissons à main nue avec sympathie pour les déposer dans le lopin de terre prêt à être cultivé.

Être bénévole au CRAPAUD, c’est démystifier les différents états des plantes, les appréhender, les anticiper et les comprendre pour qu’elles nous offrent le meilleur d’elles-mêmes.

Par exemple, transplanter des plantes est un traumatisme. Alors pour réduire leur stress, il faut que la terre qui les accueille soit bien préparée, aérée, propre et imbibée d’eau. Ajouter un peu de fiente de poule pour le phosphore et quelques éléments mycosiques en toute pondération, optimise leur confort. Comprendre les racines peut aider aussi cette étape. En effet, pour les plantes dont les racines ont saturé leurs pots, il suffit de les craqueler, les écarter pour faciliter leurs déploiements en terre.  Enfin non! Surtout pas les craqueler, c’est trop brutal, il vaut mieux masser doucement les racines, les détendre pour qu’elles embrassent sans retenue la terre qui les enveloppera. Pour les plantes au bord de la floraison, il faut les aider à se concentrer principalement sur leur enracinement et non à l’éclosion des bourgeons. En éparpillant leurs forces, elles courent le risque de s’affaiblir et d’être moins fortes pour gérer le stress de la transplantation. Pour éviter tout ça,  il suffit de couper les fleurs au sécateur.

Et le compagnonnage entre plantes! Quelle jolie notion! C’est une méthode qui consiste à associer des plantes différentes afin d’optimiser la protection de l’une ou des deux. Par exemple, associer le basilic à la tomate. La première grâce aux arômes forts du basilic se voit mieux protégée des attaques des insectes.

CONNECTER AVEC LES PLANTES ET LEURS SENSIBILITÉS
Tout ce lexique des sensations et des émotions est probablement utilisé de manière métaphorique par souci pédagogique. En effet, il est difficilement concevable, qu’il soit possible de connecter avec les plantes, leurs sensibilités, leurs fragilités émotionnelles, leurs sensations, et d’utiliser cette compréhension pour accompagner sans jamais pour autant pouvoir vraiment les contrôler.

Finalement, avec l’arrivée de l’automne, il est temps de se séparer de celles dont on s’est occupé, que l’on a regardé grandir et qui nous a nourrit aussi. Un cycle qui se clôture!

Comment List

  • André-Yanne 10 / 10 / 2016 Reply

    Excellent article!!! Ça donne envie de jardiner 🙂

  • Lorraine 25 / 10 / 2016 Reply

    Que d’amour ! Merci pour cet article…divin

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